Travail par forte chaleur : ce que l’employeur doit prévoir
- Chléa Consulting

- 25 juin
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Dernière mise à jour : 26 juin

Source : Décret du 27 mai 2025 - source vérifiée le 27/05/2026
La chaleur est maintenant un risque professionnel sérieux.
L’objectif est de protéger les salariés contre la dégradation des conditions de travail, les accidents du travail, la fièvre, les migraines, les crampes, la déshydratation et les coups de chaleur.
1. Ce que dit la loi
L’employeur doit prévenir le risque chaleur dès lors que les salariés y sont exposés. Le risque doit être évalué et intégré au DUERP. Aucune température maximale n’est fixée par le Code du travail, mais l’employeur reste tenu d’assurer la sécurité et de protéger la santé des travailleurs.
2. Les mesures à mettre en place
Le décret du 27 mai 2025 prévoit notamment :
Utiliser des procédés de travail qui évitent l’exposition à la chaleur, ou la réduisent.
Modifier l’aménagement et l’agencement des lieux et des postes de travail.
Adapter l’organisation du travail, y compris les horaires, pour limiter la durée et l’intensité de l’exposition.
Prévoir des temps de repos.
Mettre en place des moyens techniques pour réduire le rayonnement solaire ou l’accumulation de chaleur.
Installer, autant que possible, des pare-soleil, ventilateurs, brumisateurs ou dispositifs équivalents.
Augmenter la quantité d’eau potable fraîche mise à disposition.
Prévoir un moyen de conserver l’eau au frais à proximité des postes.
Choisir des équipements de travail adaptés.
Fournir des EPI permettant de limiter les effets des fortes températures ou du rayonnement solaire.
Informer et former les salariés sur la conduite à tenir en cas de forte chaleur.
Former aussi à l’utilisation correcte des équipements de travail et des EPI.
3. Cas particulier : l’eau
En l’absence d’eau courante, l’employeur doit mettre à disposition au moins 3 litres d’eau par jour et par travailleur. Cette obligation concerne les travaux du bâtiment, ainsi que les travaux forestiers et sylvicoles.
4. Ce que l’entreprise risque
En cas de non-respect, l’employeur s’expose à un manquement à son obligation de prévention. Les conséquences peuvent être lourdes :
mise en cause en cas d’accident du travail ;
responsabilité engagée en cas d’atteinte à la santé ;
risque de contrôle et de sanction ;
coût humain, social et financier pour l’entreprise.
5. À retenir
Le risque chaleur ne doit pas être traité comme un simple sujet de confort. Il doit être anticipé, évalué et traduit en mesures concrètes dans l’entreprise (donc figurer au DUERP).
L’enjeu est simple : protéger les salariés et sécuriser l’activité avant les fortes chaleurs.




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